Suren Erkman, professeur en écologie industrielle à l’Université de Lausanne, en est convaincu: plus que les gestes individuels, ce sont les actions collectives et notamment les processus industriels, qui permettront de réduire ou de transformer les émissions de carbone pour ménager le climat.
La vérité, c’est que l’on cherche à freiner les émissions de carbone d’origine fossile, alors que simultanément, en raison de l’expansion industrielle mondiale, ces émissions continuent d’augmenter. C’est bien cette part industrielle qu’il faut également s’attaquer. Ne parler que des efforts individuels sans expliquer ni mettre en oeuvre ceux qui pourraient être réalisés dans l’industrie, c’est risquer de générer dans le grand public un sentiment d’impuissance ou pire, celui d’avoir été illusionné.